Maraite Geschichte

3La généalogie MARAITE vérifiée au moyen d'extraits d'époque, par André Mathonet

La généalogie MARAITE vérifiée au moyen d'extraits d'époque

1ère, 2ème et 3ème generations:

Extrait actes de succession II 792,36 (Fonds de Stavelot Malmedy, partie Principauté, registre 792, page 36)

Jehan fils Paul de Hédomont et messire Toussaint son frère.

L'an quize cent quarante huit le 3e de mai (marse?) comparut personnellement pardevant nous Paul Dhomos de Hédomont, lequelle spontanément et sans quelque constraine (contrainte) (myst?) son fils messir Toussaint sa pleine succession et deliance de tout ce que eschuer et succécier leur fouldroit de la massure et appendices qui furent à Dhomos dudit Hédomont (*) ly suit diabile enthièrement de mot à mots, y quittant et renonçant, say faisant (mort) en ...fit dudit messire Toussaint cequelle la relevat qu'en nous requérant parmi Ernold de Rogister son mambour, à notre enseignement luy relever en obtint ban et relieff, le tout à notre enseignement, présent les soubescripts...

(*): note en marge: "laquelle ledit Paul tient au présent.

I'an et jour (prescrit?) repourta messire Toussaint susdit son mambour Emold en la main de notre mayeur susdit ladite massure et cy dessus relevée, en nom, personne et.. de Johan son frère, hoirs et successeurs y quittant et renongant en pure donation et pour aui) en remonstrer en recognance de certains bienfaits à luy faicts depar le dit Johan son frère .... Quoy faicts, ledit Johan à nouster enseignement en fit advisé et en obtint sous solennité de bis acoustumées ... et tant, ledit messire Toussaint fit sa (profession) et seriment sacerdotalle,... et ledit Johan fit son seriment....

De ceci an en déduit que:

Dhomos (le père, 1ére génération) avait la masure de Hédomont, qu'il est mort avant 1548. Paul Dhomos (le fils de Dhomos, 2éme génération) est en vie en 1548, qu'il a deux fils (Messire Toussaint et Jehan)

Paul Dhomos s'est mortifié en faveur de son fils Toussaint (prêtre), lequel a donné la masure à son frère Johan Paul Dhomos (3éme génération) pour bienfaits rendus.

 

3éme génération:

Extrait actes de succession II 792,163 (Fonds de Stavelot Malmedy, partie Principaute, registre 792, page 163)

Pour Marée relicte (veuve) Jehan Poul de Hédomont

Le 5.éme jour de juin en Pan 1561, ... Corneil fils Paul de Hédomont, cognu et spontanément confessé quant aux biens qui luy advait jadis esté par nous sentendé et des' quels Johan Paul mary de ladite Marrée estait tenu envers ledit Corneil ainsi qu'en qu'il en estaoit bonniment et contenté enthiérement Si en quitant ladite Marée et ses hoirs et les autres, .... et présent Johan de Stavelot, mayeur et Johan... sergeant'

Ici apparait les premières indications de la formation du nom "MARAITE". Marie Stephen veuve de Jean Paul de Hédomont partage des biens avec son beau-frère Corneil.

II s'agit de la troisième génération des Domes de Hédomont

4éme génération:   

Extrait actes de succession II 792,434

Pacquea Jehan Pol de Hédomont Linard Henry le gros de Hédomont son beaufrère.

Le 10è jour du mois d'octobre 1582 comparurent pardevant nous les                                   Sermoneur et Eschevins soubescrits les prédits Pacquay et Linard beauxfrères lesquels nous ont dit et remonstré que tant en suivant lesdits partages matrimonials accordés depuis faits, lesdits Pacquay debvait être et demeuré héritier et propriétaire de la mazure sique il tient au lieu de Hédomont et meult de messires du Chapitre voir toutefois d'aultant que couvrir le portion filiale dudit Linard résuré toutefois certains quartier de champs tenants situés auprès de la voie d'Otaimont joindhan d'ung cousté aux hoirs Jehan Michel dudit Hédoumont et d'autres audit Pacquay ainsi que .... et masses plantées le démonstrèrent Et avoir certains salis faits enthiers par dessus Diftlot alan jusques au gros bois qui demeure audit Pacquay et ainsi par limites à planter la soy s'en fera / lesquels deux pièces susdites Linard et tient de la mazure par consentement de messires susdits et aux conditions cyembas....Et ledit Pasquea tient et devra tenir et avoir la susdite entièreté d'ycelle mazure et parmi partager matrimonaux et accords en faveur Linard son beaufrère'

5eme génération:

Extrait actes de succession II 796,

Cognaissance et obligeance pourHenry Fran9ois dit Querelle de Lamonriville

concernant les hoirs Pacquea Jeahan Paul dit Marette de Hodemont

Ledit 3é de juin 1630 comparurent en personne pardevant nous Léonard, Gabriel faisant partie tant pour lui que son frère Jehan, Henry, tous quattre fils feu Pacquea et Mathy Mostarde, sy que mambour en ce cas pour Marguerite fille absente, et soy portant mesmement forts et puissans... Léonard et Henry pour Renard Pierre de Ronschier leur soroge absent (beau-frère) lesquels conjointement

reconurent... d'avoir obligé et hypothéquä envers ledit... Henry Frangois vingt un journaux sur maronfas pardessus la heid entre la voie du pont et de Bellevaux en concurrence d'une soulte de treize florins brabangons pour chaque Journal quels (remanent?) à deux cent septante trois fl. BB de ... quels joumaulx ledit querelle pourra (debminer?) librement jusquan remboursement desdits 273 fIbb...

6éme génération:

Extrait actes de succession II 796, page 184: c'est ici qu'apparait le branche de Warche (Henry Maroette)

Les Hoirs Leonard pacquay Maraye Relevants afeauvir Leonard fils tant

pour luy que pour Henry et Jean les freres et Marye sa soeure.

Le 17me jour du mois de septembre 1670 comparut lesusdit Leonard lequel partage faisant come dessus et demandé don ban et relatifs .... bien leurs devolus par le trespas de leurs feu pere et mere a ... qui sont sittué, ex gisants au heu de Hédomont, manants de la masure pacquay Jan Paul dit Maraye grand père des relevants a Messeigneurs du noble chapitre deceleci lesquels biens ils retiennent et s'oblignet de desnomer pertinentment et specifiquement aux partages de quittances l'un sur l'autre qu'ils feront.... Ce que leurs at est accordéle bon droit d'un „rharon saind“ Et mis en garde de .... Semoneur Masson Bodesson Lymbourg Gilson et ... Eschevins...

Estienne Godfrind Etienne de Lasnenville eschangeant d'une Et Linard Pacquay Maraye de Hedomont Contreschangean d'autre part.

Le 17me jour du mois de septembre an 1670 pardevant nous Mayeur et Eschevins de la cour du noble chapitre de Malmedy sont personnellement comparut ledit Estienne lequel est susrapporté es mains de nostre semonneur Labuchette et vesture de'cincs' et demy iournaux d'estienterges, proche et aux environs de la beolle sur Maronfas, lesquels ils tennait gagièrement par les mains de Henry Piere de Warche; qui les avait en esse forte de feu Leonard pacquay Maraye dudit Hedomont, mannant (moinant?) de la massure de Messieurs du noble chapitre, endit Hedomon, et aux environs. Ce qu'il fit par forme deschange en faveur dudit Leonard pacquay Maraye present acceptant au mayon

7éme génération:

Extraits Registre paroissiaux de Bellevaux (Archives de Liège)

Anno 1699 2secunda augusti conjuncti subt matrimonialiten Henricus Maraitte ex ... Warche et Joana filia Godefridi /Rime de Belvaux

Mariage le 2 aoùt 1699 de Henri Maraite de Warche (code PAHRHE) et Jehenne fille Godfroid/Rimé de Belvaux

Henri est le fils d'un autre Henri Maraite qui vint s'installer à Warche et cità dans l'acte de succession précédent (hoirs de Leonard Pasquay Maraye)

Anno 1711 22da martii obiit Henricus Maraitte ex Belvaux omnibus sacramentis munitus.

Le 22 mars 1771 mourut Henri Maraite de Belvaux, muni...

C'est l'acte de décés du même Henri Maraite

Coincidence?. deux actes de décés auparavant, sur la même page, an y fit aussi l'acte de décés de Godefroid de Belvaux, père de Jehenne, l'épouse à Henri.

Anno 1711, 7ma martii obiit Godefridus ex Belvaux omnibus sacramentis munitus Le 7 mars 1711 mourut Godefroid de Belvaux...

8éme génération:

Le 8 aoust 1701 at été baptisé Godefroid fils à Henri Maraite de Belvaux, la mère Jehenne fille Godefroid Rimé de Belvaux, le parrain Jean fils à Jean Godefroid de Chevofosse la marraine Jehenne rille à Jean Bragard de belvaux

9éme génération:

Godefridus Antonius Filius Godefridi Maraite et Maria Colienne legitimorum conjugum ex Belvaux 16 januarii 1732 baptizatus fuit Suscipientibus eum de sacro fonte Antonio Marllij Are e x Lasnenville et Joanna Colienne ex Weismia

Baptême de Godefoid Antoine Maraite le 16 janvier 1732, fils à Godefroid Maraite et Maria Colienne de Waimes . Godefroid épousera en 1767 Marie Jeanne Maron de Reculémont et décédera en 1809

10éme génération:

Michaël-Josephus Filius Godefridi-Antonii Maraitte et Maria Joanna Maron legitimorum conjugum ex Belvaux baptizatus est quarta decembris 1770 suscipientibus eum R.D; Michaele Maraitte presbiterex prolis patrius etiam ex Belvaux et Helena Maron ex Reculemont

Baptême de Michel Joseph Maraite le 4 décembre 1770, fils à Godefroid Antoine et Maria Johanna Maron de Bellevaux. Le parrain est Michel Maraite, (son oncle) qui fut vicaire à Champagne de 1768 à 1814.

Michel Joseph épousera en 1797 Marie Françoise Jacquemotte de Lodomez

11 éme génération:

Naissance de Henri François Maraite le 22 janvier 1808, fils de Michel Joseph Maraite et Marie Françoise Jacquemotte. II épousera Letronne de Chevofosse

12 éme génération:

Naissance le 19 décembre de Clement Joseph, fils de Henri François Maraite et Anna Maria Letronne.

Il épousa en 1881 Marie Catherine Aleff de Reculémont et est le père de Henri Marie de Warche, époux de Sylvie Dumoulin les grand–parents de André Mathonet.


La famille MARAITE de BAUGNEZ

Martin Maraite est ne é Hédomont le 11/11/1708 et fils de Godefroid et Marguerite Marechal de Wallendorf.

II épousa le 3/12/1733 Marie Catherine Steffen et, au début de son mariage, il habitait probablement Hédomont.

En 1739 il vivait à Arimont, là où naquit François le 10/4/1739.

II vint probablement s'installer à Baugnez entre 1739 et 1747, car Martin y est né le 18/5/1747.

Martin mourut à Hédomont le 22/12/1781 (sa femme Marie Steffen disparut déjà en 1758). Après la mort de son épouse, et une fois ses enfants mariés, iI quitta vraisemblablement la maison de Baugnez pour se retirer é Hédomont.

François Maraite épousa Marguerite Grégoire de Chôdes le 19/11/1760. II habitait probablement avec Godefroid dans la maison Maraite côté Arimont car tous ses enfants (il en eut 13) sont nés à Baugnez. Ce n'est que vers 1785 qu'il construisit sa maison en face, comme le témoigne l'acte de notaire repris ci-après.

II mourut à Baugnez le 30/7/1800.

Le 23/6/1784, la maison Maraite de Baugnez (côté Arimont) est partagée entre deux enfants de Martin, à savoir Godefroid Maraite et Frangois Maraite marié à Marguerite Grégoire (Etude Notaire Kaffin à Malmedy)

"voulant le mieux qu'il leur sera profitable diviser et partager les fonds, maisons, appendices et dépendances situés à Baugné, qu'ils possédent en commun depuis le partage qu'ils ont eu faits avec leurs frères soeurs de biens délaissées par feu leur père, ils nous ont déclaré comme par cette ils déclarent d'avoir concu et arrêté, entre eux la convention et arrangement suivant savoir:

Godfroid Maraite emportera pour sa part le corps de logis donnant sur et contigu à la grande prairie en dessous les écuries de vaches y annexées la grange dite bative du côté, de devant jusqu'au deux portes qui se trouvent, celle sortant de son étable de vaches donnant sur la dite bative l'autre vis à vis qui appartiendra à François Maraite, donnera sur ses établieries à construire.

2te Il construira en commun et avec son frère et à frais égaux la séparation de la ditte bative.

3te II possédera et jouira seul de tout le paire qui est devant des deux maisons du die du levant il aura son passage libre par le chemin y aboutissant avec chevaux charettes boeufs vaches enfin tel qu'il a été utilisé de tout temps.

4te II aura l'ecurie de chevaux situé devant la maison longeant la grande prairie

5te II aura et possédera pour sa part le petit jardin situé en dessous de la maison avec la moitié du grand cortil cette ditte moitié étant en derrier du cote du levant.

6te II aura le fond du fournil joindant en coulant de la fontaine, les décombres restant au profit de Francois Maraite qui les démolira l'année prochaine pour établir sa maison "

Comme nous le voyons sur cette acte, Frangois Maraite construisit donc la maison "Maraite" vers 1785 sur les ruines d'un autres bâtiment.

La maison „Maraite“ côté Arimont, construite avant 1784

Quel était donc cet ancien bâtiment?

Selon des informations du curé Toussaint, le village de Baugnez se trouverait sur le site d'un ancien cimetière mérovingien.

Dans les caves de l'actuel bâtiment, on peut encore voir un emplacement rectangulaire qui serait le contour d'une ancienne tombe. Aucune fouille n'a encore été, effectuée pour confirmer ce fait.

Signalons aussi que le village de "Baugneis" était déjà cité lors du recensement de 1544 et comptait deux feux (Pacquea et Johan le Roy); ces deux maisons seraient probablement les maisons actuelles Mathonet-Maraite et Lejoly.

Dans les archives du même notaire Kaffin à Maimedy, on peut trouver à cette époque une anecdote quelque peu savoureuse:

Le 5/3/1786, Godefroid Maraite de Baugnez, jeune homme, apprenant que Marguerite Blaise d'Arimont, avec laquelle il était près de s'envoler en noce, était à la veille de se marier avec un autre...

Bref, il tenta par notaire interposé de s'opposer au mariage de sa dite promise. Ceci, vu avec le recul, sans doute sans succés puisqu'iI mourut en célibataire le 25/4/1790.

Le 26/2/1793, les bien laissés par Godefroid à Difflot (près de Hédomont) sont partagés entre Hubert Maraite de Maimedy Frangois Maraite de Baugnez Frangois Heinen époux de Anne Marie Maraite.

Catherine Maraite d'Arimont veuve de Paul Lorent Catherine Blaise de Hédomont veuve de Martin Maraite Jean Quirin Piron d'Arimont et Jeanne Thérèse Blaise.

Un des fils à François, un autre François, ne le 24/3/1773 occupa la maison côté Baugnez car ses cinq premiers enfants qu'il eut de Marie Lamby sont nés aussi à Baugnez (le dernier en 1812).

II quitta le village de Baugnez entre 1812 et 1815 pour s'installer comme aubergiste à Malmedy.

Les bâtiments côté Baugnez, en indivision depuis le décés du père François mort en 1800, seront vendus le 8 fèvrier 1820 à Jean Hubert Cavens, marchand tanneur de Malmedy (Notaire Krings à Malmedy).

Les héritiers furent donc les frères et soeurs de François (le jeune) soit:

Frangois Maraite, aubergiste lequel habite maintenant à Malmedy.

Léonard Maraite, voiturier à Malmedy.

Jean Godefroid Maraite, voiturier à Malmedy.

Qurin Maraite, cordonnier à Malmedy.

Anne Catherine Maraite, épouse de Paul Franck, ouvrier de tannerie à Malmedy.

Marguerite Thérèse Maraite, servante à Andrimont.

Par la suite, cette maison changea encore à diverses reprises de propriétaire:

Henri Frangois Blaise est cité comme propriétaire en 1854:

Henri François (ne en 1843) épousa Louise Wansart (nee en 1841) et était le père de Clément Blaise de Géromont, grand-père de Edmond Blaise époux de Maria Mathonet.

II avait probablement un lien de parenté avec Henri Bodarwé (un des propriétaires futurs) par la femme à Henri (Pétronelle Gille avait comme père Johann Peter Gille et comme mère Catharina Blaise).

Le 21 novembre 1882, la ferme est vendue par Henri François Blaise de Géromont aux époux Guillaume Antoine et Marie Solheid de Baugnez pour la somme de 3.750 mares d'argent d'Allemagne.

Guillaume Antoine était déjà locataire des bâtiments à ce moment.

Le 2 janvier 1888, Guillaume Antoine de Baugnez vend la maison et dépendances à Henri Bodarwà de Baugnez pour le prix de 3.900 mares d'argent d'Allemagne

En 1902, Pauline Bodarwé, fille de Henri Bodarwé habitant au carrefour de Baugnez le bâtiment qui sera détruit lors de ('Offensive von Rundstedt, épouse Henri Mathonet de Thirimont et vient s'installer dans la maison „Maraite“.

En 1939 et jusqu'à ce jour, Léon Mathonet, fils de Henri, époux de Marie Maraite de Warche occupe la maison. Ainsi, la propriété est-elle à nouveau la propriété des descendants Maraite, même si Marie Maraite provient de la branche de Bellevaux.

En 1960, le corps de logis, construit en 1785, sera détruit pour faire place à un nouveau bâtiment plus spacieux.

Maison Mathonet-Maraite de Baugnez, datant de 1785 et détruite en 1960

L'actuelle maison Mathonet-Maraite à Baugnez

Aprés le décés de Godefroy Maraite en 1790, la maison côté Arimont a, comme an l'a déjà vu ci-dessus, été vendue peu après cette date à Jean Quirin Piron.

Par la suite, d'autres occupants prendront aussi possession de cette maison Maraite côté Arimont. II s'agit de:

Solheid Floribert

Nicolayde Faymonville jusque vers 1960

Mathonet Léon: 1960-1985

Mathonet Jacques: 1985...

Aujourd'hui (1995)cette maison n´est plus habitée.


La familie MARAITE de LIGNEUVILLE

Cette famille s'implanta à Ligneuville dans les années 1830 lors du mariage de Jean Joseph Maraite (1803-1879) et de Anne Marie Ledur de Ligneuville. Jean Joseph était le fils de Michel Maraite de Bellevaux (la maison Maraite de Bellevaux) et de Marie Françoise Jacquemotte de Lodomez.

Cette famille compte parmi sa descendance un "génie" en la personne de Emile Maraite (1886-1975).

Emile est connu pour toutes ses inventions révolutionnaires pour l´époque. N'a-t-il pas construit de ses mains la première centrale électrique alimentant tout le village, et ceci en 1912, une machine à coudre automatique, une horloge, une radio et combien d'autres petites merveilles.

Avec ses cousins Letronne et Aleff, ils étaient aussi les premiers dans la région à posséder une voiture.

Emile s'est éteint, nonagénaire. Ligneuville peut ête fier de Iui...

Emile Maraite et son épouse Madeleine Schmitz de Weisten

Décés du doyen d'âge de Ligneuville (extrait du Journal local)

Nous venons d'apprendre avec tristesse la mort de M. Emile Maraite de Ligneuville. II s'est éteint dans sa nonantième année. M. Maraite vit le jour à Ligneuville le 19 aoùt 1886, à l'époque où la région était prussienne. Durant sa vie, il s'avéra un homme ingénieux, et cela dés son plus jeune âge. Rappelons-nous, par exemple, l'histoire étonnante de ce petit gardien de vaches qui, alors que le siécle présent n'etait pas encore né, surveillait le troupeau de bovins dans les prés environnant.

Tout au moins était-il supposé le surveiller car, de temps en temps, les bêtes s'échappaient, et pour cause: le garçonnet - il avait 11 ans - déjà passionné de mécanique, préférait bricoler et c'est ainsi qu'il construisit une petite machine à coudre.

L'électricité alors en était à ses débuts et l'on ne parlait pas encore de réseaux couvant de vastes territoires, surtout pas dans les campagnes. Mais l'adroit jeune homme, constamment plonge dans les livres de science et de mecanique, s'interessait à ce nouveau mode d'éclairage et reussit, à 20 ans, à monter une turbine à eau qui allait permettre de supprimer dans la maison familiale des chandelles et les lampes à petrole.

Après qu'il eut dote sa maison de courant électrique, les voisins lui demandèrent d'en faire autant pour leurs demeures. Petit à petit, la turbine se mit à toumer pour plusieurs maisons, finalement c'etait tout le village qui était raccorde à la centrale qui, entre temps, avait subi des transformations. C'etait mettre Ligneuville à la pointe du progres, ceci en 1912.

Dans la suite, le village de Pont fut à son tour raccorde au petit réseau qui allait prendre une constante extension. M. Maraite vendait le courant à qui le demandait, il faut ainsi à la tête d'une petite entreprise de distribution prospère.

Cela dura juqu'en 1958, année où la société ESMA, installée entre temps dans la region et desservant la plupart des communes, acheta le courant au pionnier de Ligneuville, suite à un accord entre les deux parties.

De nos jours, les turbines continuent de tourner sur l'Amblève.

Jusqu'à un âge avancé, M. Maraite est resté un vrai bricoleur de génie, il ne se plaisait que dans son atelier avec ses outils, ses fils électriques et ses boulons. Il se tint d'ailleurs au courant de l´évolution de la technique et rien ne l'intéressait davantage à la télévision que les expériences spatiales. 11 aurait certainement fait un excellent technicien à la N.A.S.A.

Ce n'est pas sans fierte qu'il apparut en 1971, sur le petit écran, suite à une émission réalisée à Ligneuville par la RTB.

De son mariage avec Madeleine Schmitz en 1910, le couple eut un fils. Le défunt comptait actuellement trois petits-enfants et quatre arrière-petits-enfants. En juin 1970, M. et Mme Maraite avaient fêté leurs noces de diamant. M. Maraite perdit son épouse en 1973. Il était membre de la Fabrique d´église de Ligneuville depuis 1935 et ancien combattant 14-18.

C'est avec beaucoup de recueillement que la population de Ligneuville a rendu hommage à celui qui contribua dans une large mesure à son expansion...

Emile Maraite et sa femme Madeleine. Son fils Henri et son épouse Elisabeth Danemark. Ses petits-enfants Bruno, Frangoise et Robert.

La famille PAQUEA MARETTE d'Outrelepont

Cette famille qui ne comporte que quelques générations est apparue au seizième siécle dans le quartier d'Outrelepont à Malmedy.

Les documents les plus anciens en notre possession datent de 1535 (II 791,118). On y parle des hoirs (héritiers) de Johan le gros Fils et notamment de Packé Marette son filiastre (beau-fils).

Packe Marette est donc ne au deut du XVIème siècle et son épouse etait probablement une fille de Johan Gros Fils.

Ce même Pacquea Marette est encore cité dans le recensement de la Principauté de Stavelot-Malmedy en 1544.

Les deux conjoints sont morts avant le 6 juin 1571, date du partage des hoirs de feu Paquea Marette de Malmedy et de feu son épouse; il s'agit de:

Johan qui vit en Stree

Johan dit le petit Jean qui vit en Rahier

Paquea le jeune

Marguerite et son époux Johan Gregoire

Le premier, Johan Paquea Marette (ou Johan, fils de Paquea Marette) dit aussi 'Grousch' ou 'Grousle' d'Outrelepont serait né vers 1540, avait une première épouse Marée, fille de Johan Renard del Stree d'Outrelepont (aussi dite Maraie de Mesnaige)

Celle-ci serait morte assez jeune entre 1570 et 1600 après avoir eu quatre filles Marguerite, Catherine, Marie et Jehenne.

Sa deuxième épouse s'appelait Isabeau et etait citée comme étant veuve de Johan Paquea Marette en 1602 (II 615,89).

En ce qui concerne les deux autres fils de Paquea Marette, Johan dit le petit Jean et Paquay le Jeune, aucun document ne fait allusion é leur mariage ou enfants.

Cette branche des Marette de Malmedy pour laquelle nous n'avons pas trouvé de lien la rattachant à celle de Hédomont s´éteint donc faute de descendance masculine.

La famille MARAITE de Xhoffraix

Les premiers documents mentionnant la présence d'une famille Maraite Xhoffraix datent de 1580. II s'agit d'une vente effectuée par Sabeau, la veuve de Léonard Marette à son beau-frère Quirin Marette et Anne Marette sa soeur. II apparait déjà ici une caractéristique de cette famille que l'on retrouvera sur plusieurs générations à savoir que le nom de famille se transmet assez régulièrement par les filles: le beau-frère Quirin porte le nom de Marette!

D'où provient cette nouvelle souche Marette?

Si elle a ses origines à Hédomont, ce Léonard Marette ne pourrait être qu'un frère à Pasquea dit Paquay Maree, fils de Johan Paul de Hédomont et qui avait vécu de 1540 à 1630 au 'dome' de Hédomont.

A ce jour, nous n'avons pas encore retrouvé de documents mentionnant les hoi (héritiers) de Jean Paul de Hédomont. Un tel document pourrait établir le lien de parenté entre ces deux souches.

D'autre part, lors des recensement de 1524 et 1544, nous ne trouvons pas de trace de Marette dans la région de Xhoffraix ce qui prouverait que cette famille s'y serait implantée vers 1550-1570.

Léonard Marette de Xhoffraix a eu six enfants dont Toussaint qui serait né vers 1560 et mort avant 1639. II épousa avant 1589 une veuve, Anne fille de Gaspar Cola de Mont dont il eut quatre enfants, Léonard, Jaspar, Marie et Anne.

Anne, probabiement née vers 1590-1600 épousera Pierre Leonard Dandrifosse qui elle aura trois enfants, Léonard, Pierre et Anne.

Les actes les concernant mentionnent pour ces enfants alternativement le nom Dandrifosse ou Marette. Ainsi, Anne, la fille de Anne Marette et Pierre Dandrifosse épousera Léonard Marquet.

Leur fille, encore une fois Anne, nee le 20 mai 1657, épousera le 5 juillet 1675 Jaspar Adam de Longfaye. Ce dernier serait rapidement appelé Jaspar Adam alias Maraite de Xhoffraix.

C'est ainsi que trois générations successives de filles ont transmis le nom de Mraite à leurs enfants. Celle-ci compte encore aujourd'hui une descendance nombreuse. dans la région de Xhoffraix.

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